Re: deux questions - two questions


Subject: Re: deux questions - two questions
From: Francis Dhomont (fdhomont@mlink.net)
Date: Fri Oct 08 1999 - 12:20:30 EDT


Suite et fin (en ce qui me concerne):

Très impressionné d'apprendre, si j'en crois l'abondante
information/opinion fournie par Jérôme Joy, que ma "notoriété" en France se
situerait au top niveau (Mmmmm, bon ça!); je dois donc être "près des
hautes sphères". Voilà une heureuse nouvelle (bien que la fourchette
proposée par Nicolas vérin soit moins flatteuse, Aïe!).
Mais comme, dans l'esprit de Jérôme, cela est équivalent à "compositeur
officiel", c'est à dire fayot, voire pompier, je me demande si je dois me
réjouir ou me sentir vexé! Me fâcher, peut-être?

Plus sérieusement, ce que je peux ajouter d'objectif à ce débat - à
l'évidence passionnel - c'est qu'une commande équivalente du Conseil des
Arts du Canada m'est payée à peu près au même tarif que celle de l'État
français, +/- 5000 can$, ni plus, ni moins qu'à mes collègues et amis. Il
est vrai qu'ici la durée de l'oeuvre semble davantage prise en compte qu'en
France.

Tu vois, Jérôme, tous les compositeurs français n'ont pas peur de parler de
leur dernière commande.

Je crois surtout que le soleil brille toujours davantage chez le voisin.
C'est humain!

Bien le bonjour à tous

                                        Francis

Le 07.10.99 Jérôme Joy écrivait:

En fin de compte ce
>qui semble prédominer reste la notoriété du compositeur ainsi que son
>"taux" d'implication dans les fébrilités ou plutôt les frilosités du champ
>"bien vu" de la musique contemporaine. Donc à ce sujet une commande d'une
>oeuvre de 15 mn peut varier de 5000Ffr à 25000Ffr voire un peu plus
>parfois. Cela varie sur l'échelle entre l'offre grâcieuse (vous avez de la
>chance d'avoir une commande et qu'ainsi votre oeuvre sera jouée),
>l'assistance presque "sociale" (une tradition en France) et le passe-droit
>à l'extrême (là je vais fort! mais bon...). Dans ce domaine, vaut mieux
>être près des hautes sphères... difficile d'être lucide dans des cas comme
>cela.
>Ce qui fait qu'en fin de compte, il n'y a qu'aucune mesure de "découverte"
>de nouvelles émergences en musique contemporaine, le terrain est trop bien
>quadrillé. C'est pour cela que je parlais d'indiscrétion dans mon message
>précédent. Mettez deux compositeurs français ensemble, ils parleront de
>tout sauf de leur dernière commande d'Etat de peur que l'un découvre qu'il
>a plus touché d'argent que l'autre sur une commande même type, et ainsi se
>trouver en port-à-faux jusqu'à se faire "traiter" de compositeur
>"officiel". La vie est difficile, n'est-ce pas?

Francis Dhomont
5316, avenue Decelles
Montréal, Qc
CANADA H3T 1V8
Tel & Fax: + 1 514 345 8063



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